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Regards croisés sur nos cultures - Session 1

Jeudi 4 juin 2020 s’est tenu notre premier e-apéro interculturel sur la thématique des mœurs. C’est dans la bonne humeur que nous avons échangé sur nos différentes cultures et que nous nous sommes enrichis mutuellement.


L’écrivain Japonais Haruki Murakami affirmait : « L’échange culturel est le chemin par lequel les âmes voyagent par-delà les frontières. » C'est dans cet esprit que durant 1h30, nous avons voyagé à la découverte des mœurs du Cameroun, de l’Arménie, de la France, de la Pologne, de la République Tchèque et de l’Algérie.

« C’est toujours enrichissant d’apprendre des autres, d’apprendre la culture des autres et leur histoire. » Francine, participante à la session

Nous avons abordé, sans jugement, des thématiques telles que la place des aînés, la place de la famille et la place des femmes dans la société.


Nous nous sommes rendus compte, entre participants à cette première session, que nous venions pour la plupart de sociétés traditionalistes où, sur bien des aspects, le modernisme commence à imprimer son empreinte. Bien qu'ayant chacune ses spécificités, il existe des ponts entre nos différentes traditions qui nous rapprochent.

« Je suis persuadée que tout le monde (Français, Chinois, Russe, Arménien, Camerounais, ...) se ressemble plus qu’il n'est différent. Il suffit d’être ouvert, de voir, de savoir, de comprendre cela. Il faut juste garder cela à l’esprit et tout ira bien ! » Lucinè, participante à la session

La place des aînés – la place de la famille


Le Cameroun, l’Arménie, la Pologne, la République Tchèque et l’Algérie partagent beaucoup de mœurs similaires en ce qui concerne le rapport à la famille et aux aînés. Il n’y est par exemple pas rare de retrouver dans une même maison trois générations contrairement à la France, où il est plus courant que les grands-parents vivent chez eux ou en maison de retraite, et les jeunes dans leur propre appartement.

En Algérie comme au Cameroun, le mariage symbolise l'union de deux familles et il n’est donc pas rare que certains parents s’impliquent dans le choix des conjoints. La polygamie y est également autorisée.

Il existe en France une liberté d’expression qui donne, même indirectement, le droit aux enfants de contredire leurs parents; en revanche, au Cameroun, en Arménie et en Algérie, le respect de la volonté des parents tend à l'emporter sur toute autre considération.


La place de la femme


Entre 20-30 ans, la société attend des femmes qu’elles se marient : Cameroun – avant 30 ans, Arménie – avant 25 ans, Pologne – 23 ans, République tchèque – 30 ans.

Au Cameroun, en Arménie, en Pologne et en Algérie, il est impensable qu’une femme ne sache pas cuisiner ni s’occuper d’une maison. Il n’est pas rare qu’elle assume seule l'essentiel des travaux ménagers, tout en ayant une activité professionnelle par ailleurs.

En Algérie et au Cameroun, au sein des couples, l’homme sera le plus souvent chargé de ramener de l’argent à la maison et la femme, de s’occuper du ménage et des enfants. Contrairement à la République Tchèque et à la France, le pouvoir financier de la femme y est mal accepté.


Ce que nous avons pu retenir de ce moment :

  • La tradition est importante mais dans toute chose, un bon dosage est essentiel. C'est cet effort qu'essayent de réaliser les nouvelles générations.

  • La différence de culture ne signifie pas que nous sommes étrangers les uns aux autres. Il faut raisonner en termes « d’être humain » car raisonner sous le prisme communautaire est contraire à la notion d’ouverture d’esprit.

  • S’ouvrir un peu suffit à se rendre compte que nous nous ressemblons beaucoup plus que nous le pensons.

  • Il faut aller vers les autres et ne surtout pas s’arrêter au premier mur que l’on trouvera devant soi. Il faut donner sa chance à tous.

  • Lorsque nous nous mélangeons les uns aux autres, nous nous enrichissons mutuellement et, par conséquent, nous changeons. Parce que nous grandissons ensemble, il n’y a plus de barrières ethniques, juste des personnes.

« Si on observe les règles de vivre-ensemble par rapport à son voisinage, l’ethnicité fini par disparaître car on voit des êtres humains. Tout cela concourt à rendre une société plus acceptante, plus tolérante, plus curieuse de l’autre et beaucoup moins dans le jugement et les préjugés. » Olivier, participant à la session

Et vous, quelles sont les pratiques sociales et les habitudes de vie dans votre pays ? Partagez-vous des points semblables à ceux évoqués plus haut ?


Tous les jeudis, du 4 juin au 13 août 2020, munissez-vous de votre mojito (ou toute autre boisson, et toujours avec modération) et rejoignez-moi sur Zoom pour un moment détente et enrichissant. De 18h30 à 20h00, venez partager votre culture avec d’autres personnes et bien sûr, en apprendre un peu sur chacun. Vous trouverez ci-dessous les 10 thématiques que nous aborderont lors des prochains e-apéros.


Les e-apéros sont gratuits et ouverts à tous. Pour y participer, c’est très simple, il suffit de s’inscrire ici


N’hésitez pas à partager avec moi, en commentaires ou sur LinkedIn, votre avis sur la question.

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